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BABILLARD

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Être volontaire pour le Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS) : un rôle stimulant pour les IPS

Auteure : Julie Roy

Connaissez-vous le PQDCS ? Ce programme invite toutes les femmes du Québec, entre 50 à 69 ans, à passer une mammographie de dépistage du cancer du sein tous les 2 ans. La mammographie est le seul examen de dépistage qui permet de réduire le nombre de décès attribuables au cancer du sein. Le PQDCS assure à toutes les femmes visées des mammographies de dépistage de qualité, réalisées dans des centres désignés. 

Lorsqu’une femme passe une mammographie de dépistage dans le cadre du PQDCS, le rapport est acheminé à son médecin de famille ou son IPS. Cependant, toutes les femmes n’ont pas accès à un médecin ou une ou un IPS de famille. Pour y remédier, le PQDCS s’est doté d’une banque de médecins et d’IPS volontaires afin de recevoir les rapports de mammographie des femmes sans médecin de famille. Les régions de Montréal et de Laval recherchent des professionnels volontaires pour recevoir ces rapports de dépistage et assurer le suivi de cet examen. 

J’ai envie de devenir IPS volontaire. À quoi dois-je m’attendre ? 

En devenant volontaire pour le PQDCS, l’IPS peut recevoir un ou deux rapports (ou moins) par semaine, selon la banque de volontaires de la région. Elle ou il doit alors contacter la femme pour l’aviser de son résultat de mammographie, et faire le suivi en cas de mammographie anormale ou autres spécificités de l’examen (historique familial de cancer du sein, présence de signes et symptômes, femme ayant une densité mammaire élevée), entre autres choses. 

Pourquoi être volontaire pour le PQDCS ? 

La banque de médecins volontaires a été créée selon les principes d’universalité et d’équité parmi ces participantes, qu’elles aient accès à un médecin ou non, afin de leur offrir le même service de dépistage selon les hauts standards du Programme. Les avantages sont nombreux : le développement d’une expertise en maladies du sein et en santé des femmes, une pratique axée sur la prévention de la maladie, ainsi qu’un accès à un support clinique pour les cas plus complexes. En devenant volontaires pour le PQDCS, les IPS peuvent démontrer leurs savoir-faire et leur expertise dans le suivi des femmes ayant un besoin de santé, dans un Programme québécois unique instauré depuis 1998. 

J’embarque ! À qui dois-je m’adresser ? 

Pour toute question ou vous inscrire comme volontaire, contactez sans hésiter les responsables de votre région : 

Julie Roy, infirmière clinicienne

Mission accomplie pour les coopérantes et coopérants qui ont prêté main-forte à la vaccination contre la COVID-19 au Pérou

Auteure : Dominique Desfossés, coopérante et coresponsable de l’Équipe vaccinatrice au Pérou, membre de l’OIIQ.

Voici des nouvelles de l’équipe de coopérantes et coopérants de la région de Lanaudière et des environs qui ont terminé leur séjour au Pérou où elles et ils ont vacciné plusieurs centaines de personnes contre la COVID-19.

Nous avons séjourné plus de 30 jours dans ce qui est considéré comme la jungle profonde de l’Amazonie, au Pérou. En dépit du réveil matinal brutal de l’annonceur de la radio locale, l’hébergement au camp de base d’Indiana offrait un confort relatif très apprécié. Notre mission était toutefois ponctuée de périodes de deux à cinq jours de séances de vaccination, de village en village, parfois de maison en maison, et même de bateau à bateau! Nous devions alors monter un camp de fortune à l’abri des animaux sauvages et des insectes : nous dormions dans des tentes installées dans des bâtiments mis à notre disposition, bâtiments que nous partagions généralement avec des termites, fourmis et chauves-souris. Nous avions parfois accès à de l’eau et de l’électricité, mais généralement pendant seulement quelques heures par jour. Sinon, nous devions attendre la pluie pour nous laver en costume de bain sous la pluie et à défaut, un petit débarbouillage avant de tomber de fatigue sous la tente.

Bon an mal an, en collaboration avec les équipes locales, nous avons vacciné environ 2000 personnes dans près de 30 villages différents. Certaines n’auraient certainement pas été vaccinées sans notre présence. En effet, les hommes avaient la plupart du temps davantage accès à la vaccination, celle-ci étant obligatoire pour travailler. Or, pour se faire vacciner, il faut se déplacer en bateau à moteur, ce qui souvent est inaccessible aux moins nantis. Ici comme chez nous, le prix de l’essence est élevé et les déplacements à la rame, sur la rivière Amazone, sont lents et périlleux…

Nous nous sommes essentiellement déplacés en bateau, parfois durant plus de six heures, dans des conditions souvent périlleuses, mais toujours exaltantes. Nous empruntions à l’occasion d’étroits canaux ceinturés d’herbes hautes, parfois tellement denses que le bateau risquait de s’enliser, ce qui est arrivé en pleine noirceur à un de nos groupes. Nos déplacements se faisaient parfois sous un soleil de plomb, plus de 34 degrés à l’ombre avec un taux d’humidité de 100 %, ponctué de fortes ondées, lesquelles rendaient ensuite les déplacements à pied plutôt difficiles en raison de la boue et des sentiers glissants. Pas question de quitter le chemin pour marcher sur l’herbe, les insectes et reptiles étant tapis en dessous. En plus de la vaccination, nous avons participé à une « campagne de prévention de la fièvre Dengue » à Indiana : munis de gants, masques et sacs de vidanges, nous avons formé 11 brigades qui ont sillonné les rues pour y ramasser les déchets plastiques, dans lesquels l’eau accumulée constitue une niche de choix pour que les insectes y déposent leurs œufs. Des consultations cliniques ont également été faites en espagnol, par deux des coopérantes et par le président d’IISF qui nous accompagnait, ce qui a permis de soulager certains villageois dont l’accès à un médecin est presqu’inexistant. Malgré l’effort déployé par tous les coopérants pour apprendre ou parfaire l’espagnol, l’accès à un traducteur et interprète fut facilitante, voire parfois indispensable, pour vaincre la barrière linguistique et culturelle.

Le 6 avril, nous étions de retour à notre camp de base d’Indiana. Notre mission s’est terminée sur une note un peu amère : huit de nos coopérants ont éventuellement contracté la COVID…Rien de grave, que des symptômes légers, mais qui nous ont obligés à adopter un protocole de prévention de la propagation …Cela nous a toutefois donné du temps pour soigner nos morsures de fourmis et piqûres d’insectes. La majorité des coopérants ont pris le chemin du retour à la date prévue du 14 avril dernier, mais certains ont dû prolonger leur aventure de quelques jours en raison de tests COVID positifs. Après plus d’un mois post mission, tous les coopérants ont retrouvé la santé et plusieurs songent déjà à une prochaine mission…

Rappel à l’ensemble de nos membres : vous pouvez proposer des textes à publier dans le Cyberjournal de l’ORIIM/L

Comme on vous l’a déjà mentionné dans le numéro précédent, si vous aimez écrire sur votre profession ou si vous venez de rédiger un texte scientifique pour publication, nous sommes là pour vous faire connaître et communiquer vos articles.  

L’objectif principal du Cyberjournal est de faire rayonner l’expertise infirmière en mettant de l’avant les projets créatifs et innovateurs, ainsi que l’ensemble des infirmières et infirmiers d’exception qui ont à cœur la santé et la sécurité de la clientèle du réseau de la santé et de la population en général.  

Le Cyberjournal propose une tribune adaptée pour échanger avec le personnel infirmier de la région vos bonnes idées, vos innovations et vos projets qui méritent d’être connus.  

Pour publier dans le Cyberjournal, il suffit qu’une autrice ou un auteur soit membre de l’ORIIM/L. Déjà quelques membres nous ont contactés pour nous proposer des publications fort intéressantes. Nous en voulons d’autres, alors contactez-nous !

Voici les dates d’envoi de vos textes pour l’année 2022 : 

  • Volume 13.4 : 20 août 2022 
  • Volume 13.5 : 20 octobre 2022. 

De plus, l’ORIIM/L est toujours à la recherche de bénévoles désirant s’engager et s’impliquer dans l’avancement de la profession infirmière.

Écrivez-nous à l’adresse ordreregional@oriiml.ca pour manifester votre intérêt à devenir bénévoles ou pour nous envoyer vos articles!

Équipe du Comité communications

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