-A +A
Partager sur Facebook
TÊTES D'AFFICHE

TÊTES D'AFFICHE

Lauréate du prix Excellence dans la pratique : entrevue avec Mme Sandrine Chauveau 

À l’automne 2019, Sandrine Chauveau a reçu le prix Excellence de la pratique. Il vise à reconnaître une infirmière membre de l’ORIIM/L qui favorise le transfert des meilleures pratiques auprès des clientèles et intègre au quotidien les données probantes.

Comme Sandrine Chauveau n’a pas pu être présente à la soirée de remise des prix régionaux, Josée Breton, présidente de l’ORIIM/L et vice-présidente de l’OIIQ, lui a remis le prix en janvier 2020 sur son lieu de travail.

La célébration s’est tenue à l’Hôpital général juif en présence de Lucie Tremblay, directrice des soins infirmiers du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, Gracia Kasoki Katahwa, administratrice de l’ORIIM/L et de l’OIIQ, ainsi que l’ensemble des collègues de la lauréate.

Entrevue 

Vous avez gagné le prix Excellence dans la pratique. Dans quel domaine travaillez-vous?

Je travaille à l’Hôpital général juif dans une unité de chirurgie-oncologie. Il s’agit d’un milieu de soins dynamique où nous pouvons prodiguer des soins préopératoires et postopératoires, mais aussi recevoir des admissions de l’urgence ou des soins intensifs, donner des soins palliatifs et administrer de la chimiothérapie. À temps partiel, je suis également tutrice au baccalauréat en sciences infirmières à l’Université de Montréal. 

Que signifie pour vous l’excellence dans la pratique?

Pour moi, l’excellence dans la pratique signifie qu’une infirmière ne fait pas juste administrer le traitement prescrit par le médecin, mais qu’elle se questionne sans arrêt à savoir si ce traitement est ce dont le patient a réellement besoin à un moment précis. Pour moi, une pratique exemplaire fait sans cesse appel au jugement clinique aiguisé de l’infirmière ainsi qu’à sa capacité de réfléchir à la raison de faire les choses. Une pratique excellente se base sur les résultats probants et non les traditions. C’est donc une pratique ouverte à une constante réinvention. L’infirmière prend en compte le patient dans sa globalité, sa famille, son environnement, sa personnalité, ses préoccupations et elle collabore avec les autres professionnels de l’équipe (physiothérapeute, ergothérapeute, travailleuse sociale, nutritionniste, etc.) pour offrir des soins holistiques et personnalisés. 

Pour quelles raisons avez-vous gagné ce prix? En quoi votre pratique s’est-elle distinguée pour recevoir ce prestigieux prix?

Avant d’être infirmière, j’ai fait des études en histoire de l’art et en philosophie, donc je suis une personne très curieuse qui se questionne beaucoup, peut-être même trop! Néanmoins, je pense que cela a joué en ma faveur, parce que je remets beaucoup les choses en question, je m’assure toujours de réévaluer la médication que prennent mes patients et si elle est toujours pertinente, je regarde si tous les médicaments ont été represcrits, etc., sans tenir pour acquis que les médecins sont infaillibles. J’aime aussi faire des recherches afin de m’assurer que nous suivons les meilleures pratiques cliniques. Être tutrice à l’Université de Montréal me permet également garder mes connaissances à jour. Je suis aussi très consciente des lacunes et des difficultés vécues dans le système de santé public. Je pense qu’il est important d’être attentif aux barrières institutionnelles, gouvernementales et budgétaires qui ont un impact sur la qualité des soins et de les dénoncer. 

Comment manifestez-vous l’excellence dans votre pratique infirmière?

Je suis une personne idéaliste et j’essaie de ne pas baisser les bras face aux conditions parfois sous-optimales du système de santé public. Cet idéalisme nourrit mon sens très fort de l’advocacy pour mes patients. Pour moi, il est le point central des soins infirmiers de qualité et devrait orienter toutes nos actions. En effet, lorsqu’on a le bien-être du patient à cœur, on ose tenir tête aux médecins, on ose prendre sa place au sein de l’équipe multidisciplinaire, on sent le devoir de mettre à jour ses connaissances. Tous ces éléments permettent, selon moi, de s’assurer que le patient reçoit des soins de qualité. Par contre, il est évident que des limites à la qualité des soins ne dépendent pas de nous, mais bien du système de santé. 

Comment, selon vous, une infirmière peut-elle s’assurer de dispenser les meilleurs soins de qualité?

En étant ouverte d’esprit, ouverte au changement, curieuse et engagée, une infirmière peut dispenser des soins de qualité! Il est également important de faire preuve d’autocritique et de constamment réévaluer sa pratique et ses interventions! Il est parfois difficile de cultiver ces qualités étant donné nos conditions de travail. J’ai pourtant l’impression qu’en réfléchissant dans l’action et en valorisant notre rôle et notre expertise professionnelle, nous pouvons regagner un certain pouvoir qui nous aide à traverser des épreuves. 

Quel est le plus important message que vous aimeriez transmettre à toutes les infirmières et à tous les infirmiers du Québec?

J’aimerais leur dire que leur opinion et leur jugement clinique comptent! Assumez votre rôle et votre expertise au sein de l’équipe multidisciplinaire, le savoir infirmier est précieux tout en étant scientifique! Donnez-vous les moyens de prendre votre place en faisant des recherches, en réfléchissant et en n’ayant pas peur de remettre les choses en question! Nous en savons beaucoup plus que nous pensons et nous sommes beaucoup plus importants que nous nous donnons le droit de l’être. Parlez haut et fort, les patientes et patients du Québec en ont besoin! 

Lauréats des bourses d’étude

Marilie Vivier : La passion d’être infirmière selon la perspective : une des boursières DEC-BAC de l’ORIIM/L

Marilie Vivier

Ayant terminé ma technique en soins infirmiers au Collège Montmorency il y a deux ans, j’exerce la profession d’infirmière depuis janvier 2018. J’ai tout d’abord commencé mon parcours comme candidate à l’exercice de la profession infirmière au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), à l’unité de chirurgie digestive. Ce département m’a permis de m’accomplir en tant que jeune infirmière et, ainsi, de développer l’étendue de mes compétences. À cet effet, après avoir réussi mon examen de l’Ordre, j’ai décidé de poursuivre mes études en entreprenant le baccalauréat en sciences infirmières à l’Université de Montréal. Étant actuellement à ma dernière session d’université, je me questionne sur le lieu où je serais en tant que professionnelle de la santé dans quelques années. J’envisage peut-être de faire ma maîtrise, mais je préfère préciser mes champs d’intérêt en tant qu’infirmière avant de me lancer dans cette formation. Continuer mes études me permettrait de parfaire ma pratique et d’approfondir mes connaissances dans un domaine spécifique. Sous un autre angle, pratiquer cette profession représente pour moi une vocation me permettant d’aider les personnes dans le besoin. Être infirmière m’amène à révéler, tous les jours, les valeurs que je prône en tant qu’individu. Notamment, le respect, l’empathie, l’honnêteté et l’écoute sont toutes des attitudes d’une professionnelle de la santé. En définitive, si j’avais une recommandation à formuler pour les nouvelles infirmières, ce serait de se faire confiance. Ce n’est pas un domaine toujours facile et nous pouvons parfois nous sentir dépassées par la charge de travail et l’impact de nos gestes. Or, c’est une profession tellement gratifiante. Nous y sommes appuyées par nos pairs constamment présents pour nous accompagner dans notre cheminement vers le perfectionnement de nos acquis. Avoir confiance en soi favorise sa capacité à se réaliser en tant qu’infirmière et contribue, par le fait même, à l’avancement de la profession.

Amélie Gaudreau : Devenir infirmière pour aider les gens à améliorer leur situation de santé 

Amélie Gaudreau

J’ai toujours été attirée par le milieu médical depuis que je suis toute petite, mais c’est véritablement au secondaire que j’ai réalisé que je voulais plus précisément devenir infirmière. Ayant été moi-même hospitalisée durant quelques jours à l’époque, j’ai appris à connaître plus en profondeur le métier d’infirmière et il était maintenant clair pour moi que c’était ça que je voulais devenir et rien d’autre. Je voulais devenir infirmière pour aider les gens à améliorer leur situation de santé en travaillant avec eux. Je trouvais stimulant de devoir faire face à de nouvelles situations chaque jour, tout en apprenant continuellement et en aidant les gens à augmenter leur qualité de vie. J’ai tout de suite eu la piqûre pour ce merveilleux métier! Depuis que j’ai commencé le BAC à l’Université de Montréal, je ne suis pas déçue de mon choix et j’adore tout ce que j’apprends. Plus mes études avancent, plus je réalise à quel point j’aime posséder toutes ces connaissances. Je suis fière d’avoir choisi la meilleure profession, celle d’infirmière.

Recherche

Mots clés

TD